Les articles "Histoire de la paroisse" sont extraits du Clocher et rédigés par Jacques Pencréa'ch.

 

Histoire de la paroisse - 4 - 2019 : La résidence Anne de Bretagne

Avec les établissements « Ti-Aïeul » et « Le Belvédère » déjà évoqués, la commune de Caudan possède un troisième EHPAD, la résidence Anne de Bretagne. C'est en 1993 que la commune de Caudan a mis à la disposition de l'Amicale des Aveugles et Handicapés Visuels de Bretagne un terrain situé à proximité du Centre Commercial de Kerio, à l'intersection de la route de Pont Scorff et de la rue Jean Moulin, en bordure d'un espace boisé aménagé et entretenu par la municipalité. La construction de cet établissement débuta l'année suivante et son inauguration eut lieu le 6 juin 1996, par Monsieur Hervé Gaymard, Secrétaire d'État à la santé et à la sécurité sociale, en présence de Monsieur Le Ravallec, Maire de la commune en cette année-là.

En 2005, la gestion de l'établissement a été transférée à l'association « Anne de Bretagne » créée à cet effet ; en 2008 cette association en est devenue propriétaire et en 2013, elle a pris le nom d’« Association FAF-Anne de Bretagne ». Neuvième établissement de ce type construit en France, cette résidence a pour vocation d'accueillir des personnes seules ou en couple, âgées de 60 ans au moins avec une priorité particulière pour les personnes déficientes visuelles. Elle comporte 83 studios individuels, 2 studios à deux places et 1 place en hébergement temporaire, répartis sur 4 niveaux desservis par deux ascenseurs. Depuis 2011 cet EHPAD dispose d'une unité de 12 places destinée à accueillir des résidents présentant une maladie d'Alzheimer ou apparentée, le pôle d'activités de soins adaptés, le PASA.

L'établissement est géré par un Conseil d'Administration dont les membres sont issus de la Fédération des Aveugles et Handicapés Visuels de France (FAF) et d'administrateurs locaux, avec le concours de trois grands services : administratif, hébergement, médical et paramédical. Et c'est ainsi qu'une soixantaine de personnes, dévouées et compétentes, y travaillent actuellement : un médecin coordonnateur, une infirmière référente, quatre infirmiers, une psychologue, une ergothérapeute, assistants de soins, aides-soignants, veilleurs de nuit, personnel du service restauration... Tous obéissent à une charte du soin relationnel comprenant elle-même dix engagements pour prendre soin de chacun, et en priorité, de faire de la résidence Anne de Bretagne un lieu de vie préservant une intimité pour le résidant et une convivialité nécessaire au maintien du lien social.

Pour favoriser cette convivialité, de nombreuses activités sont proposées chaque jour et dans ce panel chaque résident en trouve une qu'il peut favoriser.

De nombreux bénévoles interviennent également (lecture du journal quotidien, chorale, sorties diverses : cinéma, bord de mer, promenades dans le bois tout proche...).

Marche solidaire

Le 12 mai dernier, une marche solidaire fut l'occasion pour une bonne soixantaine de personnes de faire 10 kms de marche dans la campagne Caudanaise. Cette marche fut suivie d'un repas champêtre dans le chalet du terrain de pétanque. La somme recueillie sera affectée aux animations avec toujours cet objectif de créer autour des résidents l'atmosphère la plus agréable possible.

SAM 0705

Histoire de la paroisse - 3 - 2019 : Le foyer du Belvédère

Fin novembre 1982, Monsieur Marcellin, s'est de nouveau déplacé à Caudan, en qualité cette fois de Président du Conseil Régional et du Conseil Général, accompagné du Préfet du Morbihan, pour répondre à une invitation du Maire de l'époque, Monsieur Joseph Le Ravallec. Cette visite fut pour beaucoup une occasion de faire connaissance avec une commune « pas comme les autres, une commune qui a les moyens et où tout est sans doute plus facile » nota le Préfet, en faisant allusion à la manne des taxes professionnelles (ceci se passait il y a trente-sept ans ! Les conditions ont bien changé depuis…). Il poursuivait : « écoles, piscine, trois terrains de foot, tennis, projet de salle polyvalente, ZAC de Kerio, foyer logement… ». Ce foyer dont faisait état le Préfet était le foyer du Belvédère. En cette année 1982, la population de notre commune se chiffrait à 5819 habitants. Depuis 1970, elle avait plus que doublé et la maison de retraite de Kergoff, devenue trop petite, ne pouvait plus répondre aux besoins de plus en plus nombreux.

Aussi, en mai de la même année, la Commission des institutions sociales de la région Bretagne émit un avis favorable à la création d'un foyer-logement sur la commune en considérant que ce projet répondait à un besoin bien établi. Le permis de construire fut accepté le 2 juin et les travaux de voirie débutèrent rapidement. La construction de l'ensemble fut confiée à l'Office départemental des HLM et la première pierre fut posée par le Sous-Préfet de Lorient en janvier 1983. Dix pavillons furent construits à proximité dans le but de rendre leurs occupants moins dépendants. Tous ces logements furent inaugurés le 26 juin 1985 par Madame Denise Court. Depuis 2005, ce foyer, après avoir répondu aux normes de plus en plus exigeantes de sécurité et d'accessibilité, est devenu un EHPAD.

Il accueille aujourd'hui 50 personnes, 37 femmes et 13 hommes (une proportion proche de celle des autres établissements…). La moyenne d'âge est de 85 ans 11 mois et 7 jours. Il est vrai le maintien à domicile favorise l'entrée tardive en structure. La durée moyenne d'un séjour est de 4 ans et 13 jours, par contre le plus ancien pensionnaire est là depuis 1985 (34 ans !) La doyenne est âgée de 99 ans. L'encadrement est composé d'une directrice, Madame Lavocat en poste depuis l'année 2000, d'une adjointe administrative Madame Le Lannier, d'un médecin coordonnateur, d'un cadre de santé, d'un psychologue, d'un ergothérapeute, de trois infirmières, de 15 aides-soignantes ou aides médico-psychologiques, de 15 agents de services, d'un animateur et de trois cuisiniers. Ils œuvrent tous pour la considération de l'identité, de l'autonomie et de la dignité des résidants. 

SAM 0678 

Chaque dernier vendredi du mois, le Père Sanctus y célèbre une messe.

Une association « Les amis de la Résidence Le Belvédère » a vu le jour il y a quelques années. Elle organise des activités ludiques (concours de belote entre autres) mais aussi des sorties en bord de mer, des visites aux marchés des environs, des pique-niques... dont les résidents peuvent profiter.

Un Conseil d'Administration gère cet ensemble. Il est composé de 14 membres : 7 membres élus, conseillers municipaux et sept autres membres nommés par le président. Il se réunit une fois par mois.

Quel est l'avenir de cet EHPAD ? Actuellement sa capacité d'accueil est insuffisante. Les charges fixes étant incontournables, il faudrait au moins 20 pensionnaires de plus pour équilibrer son budget. Que faire ? L'agrandir ? Le détruire pour reconstruire ? Cela dépasse les compétences du C.A et de la commune mais dépend plutôt d'une politique générale de la prise en compte de la dépendance des personnes âgées.

Histoire de la paroisse - 2 - 2019 : La résidence Ti-Aïeul

Aujourd'hui, sur notre commune de Caudan, sont implantées trois EHPAD
(Établissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes) :
« Anne de Bretagne »« Le Belvédère » et « Ti-Aïeul ».
Nous vous proposons de relater l'historique et le fonctionnement actuel de ces trois établissements.

Nous débuterons par le plus ancien, « Ti-Aïeul ».

Au 18ème siècle, de nombreuses et luxueuses résidences secondaires virent le jour dans la campagne lorientaise et environnante, propriétés de riches armateurs ou commandants de navires, héritiers de la célèbre compagnie des Indes. Celle de Kergoff en faisait partie. En 1917, l'amiral Gadaud et la comtesse Deschiens, son épouse, en étaient les propriétaires. Ce couple n'avait ni enfants, ni parents proches.
Au décès de son époux, la comtesse fit don de tous ces biens à la commune de Caudan "à charge à cette dernière d'y fonder à perpétuité un hospice pour 12 vieillards infirmes ou malades, de préférence originaires ou habitants de la commune de Caudan". Le premier établissement pour personnes âgées était né et durant 27 années, il vit passer quelques centaines de pensionnaires, entourés par les religieuses du Saint Esprit (jusqu'en novembre 1972 où les deux dernières quittèrent définitivement les lieux). L’hospice fut incendié en 1944 par un commando allemand, et, à la libération, le maire Monsieur Le Léannec et son conseil municipal décidèrent de créer un ensemble plus important grâce aux dommages de guerre et à des emprunts supplémentaires. Ce chantier débuta en octobre 1960, suivant les plans des architectes Guillou et Lindu (ceux de l'église paroissiale…).

Ce nouvel établissement fut mis en service et inauguré le 14 septembre 1962 par Monsieur Marcellin, ministre de la santé publique de l'époque. Il comportait 40 lits (18 chambres individuelles, 4 chambres à deux lits et deux dortoirs de sept places). Il fut agrandi en 1988 pour pouvoir recevoir 58 pensionnaires, mais cet "établissement pilote, réalisation remarquable doté d'un personnel hors pair", ne s'avéra plus conforme aux évolutions et exigences de sécurité et le conseil d'administration décida de construire un nouvel EHPAD, construit en 2011. L'ancien fut démoli.

Nommée « Ti Aïeul » cette nouvelle structure contemporaine est composée de deux quartiers comportant chacun trois maisonnées de 12 à 13 chambres (pour un total de 73), dont douze réservées aux résidents atteints de la maladie d'Alzheimer, et trois chambres à l'accueil en hébergement temporaire. La résidence est composée d'une équipe pluridisciplinaire composée d'un directeur délégué, d'une cadre de santé, d'un médecin coordonnateur, d'un psychologue, d'une ergothérapeute, d'une assistante de direction, d'un assistant de gestion, d'infirmiers, d'aides-soignants, d'agents d'entretien, de cuisiniers, d'animatrices, d'une lingère, de techniciens.

De nombreux intervenants extérieurs bénévoles participent régulièrement à diverses animations, lecture des journaux, informatique, chorales, jeux de société... Cet établissement possède une chapelle où des offices religieux et temps de prière sont assurés par le recteur de la paroisse et l'aumônier. Les résidents se retrouvent également à l’église paroissiale, à l'occasion de cérémonies communautaires (dimanche de la santé, sacrement des malades).

SAM 0666

Comme le souligne Madame la Directrice :
« L'accompagnement et la bienveillance sont au cœur de tous ».

Histoire de la paroisse - 1 - 2019 : Francis Le Dimeet nous a quittés

L'abbé Francis Le Dimeet nous a quittés en cette fin d'année dernière, à l'âge de 87 ans. Ses obsèques ont été célébrées le mercredi 5 décembre en la basilique de Sainte Anne d'Auray. Francis a longtemps fait partie de notre communauté paroissiale en tant qu'aumônier de la maison de retraite Ti-Aïeul. En plus de cette fonction il assurait le culte à « Anne de Bretagne » et aidait parfois la paroisse aux week-ends et pour les obsèques…

Francis est né et a été baptisé à Inzinzac-Lochrist le 14 juin 1931. Dernier d'une famille de six enfants, il a fait ses études à l'école de Mané Bihan, « élève moyen, dissipé, plus enclin aux jeux qu'aux apprentissages » comme il le disait. Dans ce pays des forges, sa jeunesse fut marquée par le courage et la combativité de ces forgerons curieux des conflits sociaux que générait leur situation de précarité. Le sens de la justice, le respect des hommes étaient des valeurs primordiales pour Francis. Il se souvenait des défilés de protestation et des processions religieuses qui se partageaient la voie publique avec d'un côté « l'Internationale » et de l'autre « le Magnificat », souvenirs qu'il aimait rappeler avec humour.

Adolescence, jeunesse et c'est le séminaire : Sainte Anne d'Auray puis Vannes, « travail sérieux certes, mais peu d'ouverture sur le monde : conformisme, tradition, uniformité, nivellement des personnalités » avait-il noté. Avant d'être ordonné, il participa à la guerre d'Algérie « une parenthèse qui valut bien une retraite comme un temps de désert qui provoque la réflexion sur le sens de la vie et ce dont les hommes sont capables ».

Puis vint le temps de la pastorale : après son ordination le 21 décembre 1957, son premier poste fut vicaire-instituteur à Quéven, puis vicaire sur la même paroisse. Dix ans plus tard, il est nommé missionnaire diocésain (membre d'un conseil consulté par l'évêque afin de proposer des solutions pratiques concernant l'activité pastorale). Il y restera trois ans avant d'être vicaire responsable des centres aérés et foyers de jeunes de Lorient. En 1975 il deviendra le recteur des paroisses de Calan et Lanvaudan et l’aumônier du Mouvement Chrétien des Retraités (MCR) pour cette zone lorientaise.

En 1990, il est nommé recteur de Crach - Locmariaquer - Saint-Philibert. Survient la maladie qui le contraint à se retirer de ses fonctions de responsabilité et il va maintenant être « au service » des paroisses de Lanester (Notre-Dame-du-Pont et le Plessis), jusqu'en 2003, année durant laquelle il prend en charge l'aumônerie de la maison de retraite de Kergoff (aujourd'hui Ti-Aïeul). Il occupait une petite maison, rénovée et encore occupée à ce jour, vestige de l'ancienne propriété de Madame Gadaud léguée à la commune de Caudan en 1916, en face de l'IME actuel. Il y restera treize ans. Doté d'un caractère jovial, enjoué, Francis n'hésitait pas à dire ce qu'il pensait en bien ou en mal, avec humour peut-être mais en vérité.

SAM 0641

Le 3 mai 2017, bien malade, il demande à entrer à la maison Saint-Joachim. Conscient de son état, il se prépare à sa fin de vie, une vie de soixante et une années de sacerdoce.

Que le Seigneur qu’il a tant servi l'accueille dans son paradis.

Histoire de la paroisse - 9 - 2018 : 11 novembre 2018

11 novembre 1918 - 11 novembre 2018, un siècle nous sépare de l'armistice et de la fin des hostilités de cette meurtrière première guerre mondiale. La ville et la paroisse de Caudan ont, comme il se doit, marqué cette date commémorative.

Le dimanche 11, la messe dominicale fut avancée à 10h pour pouvoir, à 11h, célébrer la date et l'heure de cet armistice signé au devenu célèbre carrefour de Rethondes, dans la forêt de Compiègne, le 11 novembre 1918. Ce jour-là, au fur et à mesure que la nouvelle se répandit, les cloches sonnèrent à la volée dans toutes les villes et communes de France. Cent ans plus tard, elles sonnèrent à nouveau à la demande de l’Élysée, un cas de figure peu fréquent dans l'histoire récente. Ainsi à Caudan nos quatre cloches, Marie-Joseph, Jehanne-Thérèse, Anne-Joseph, et Pierre et Paul, mêlèrent leurs Do, Fa, Sol et La, durant onze minutes, aux autres cloches françaises. À l'issue de la messe, la nombreuse assistance eut le plaisir d'assister à un symbolique lâcher de colombes sur le parvis de l'église.

20181111 110030[3]

Dans son homélie, le Père Sanctus nous rappela d'abord la notion du sacrifice. Dans la première lecture, la veuve de Sarepta donne le peu qu'elle avait pour vivre, une poignée de farine et un peu d’huile, puis « elle alla faire ce qu'Élie lui avait demandé », et bien sûr, il évoqua un autre sacrifice, celui de tous ces jeunes qui ont donné leur vie pour nous obtenir la paix. Dans toutes les églises de France, en cette même heure, on prie tous ensemble, pour eux et pour toutes les victimes de ces barbaries. C'est ensemble que nous devons être maintenant les témoins de cette paix chèrement acquise. Souvenons-nous et n'oublions jamais ces sacrifices et que notre vie soit toujours inspirée de solidarité, de fraternité et de justice en étant les témoins de l'amour de Dieu.

20181111 110302[1]

Les participants se rendirent ensuite en défilé jusqu'au monument aux morts où furent d'abord lus les différents textes officiels, suivis d'un dépôt de gerbe, de chants interprétés par la chorale de l'association musicale et les enfants de nos écoles ; puis « La Marseillaise » chantée par toute l'assistance, remise de décorations, salut aux anciens combattants décédés depuis le 11 novembre 2017 : autant de gestes symboliques qui font appel à la conscience et à la mémoire de chacun, afin que l'acceptation du sacrifice suprême et l'espérance qui habitaient toutes ces victimes inspirent nos actions, en faveur d'un monde où règnent la compréhension, le respect, et la solidarité.

« La France a été libérée par la puissance des armes, la guerre est finie, reste à gagner la paix »
disait Georges Clémenceau en annonçant l'armistice…

Histoire de la paroisse - 8 - 2018 : Sœur Virginie nous a quittés

HP1146 années, c'est le temps qu'ont passé les religieuses des Filles du Saint-Esprit (dénomination ô combien évocatrice...) à Caudan. C'est en 1852 que le recteur de l'époque, l'abbé Perron, demanda leur concours. Elles arrivèrent à trois : une supérieure, une pour enseigner, une autre pour soigner. Il leur fit don d'un bâtiment qu'on appellera, désormais, le couvent. L'éducation et l'assistance auprès des gens font partie des idéaux de cette congrégation. Sœur Geneviève, sœur Anastase et sœur Marie-Brigitte se mirent donc au service des Caudanais. De trois, l'effectif des religieuses ne cessa d'augmenter pour atteindre près de vingt-cinq, dans le domaine de l'enseignement, à l'école primaire et au pensionnat des filles de Saint-Joseph, de la santé, de l'entretien de l'église, des tâches ménagères. N'oublions pas leur attitude héroïque durant l'occupation : aide aux réfugiés, soins aux blessés. Elles restèrent chez nous jusqu'en 1998 ; les deux dernières à rester furent sœur Jacqueline et sœur Virginie. Il n'en reste hélas plus qu'une puisque sœur Virginie est décédée cet été.

HP2Elle (en religion sœur Jean-Maria) est née le 8 juin 1931 à Guénin, près de Pontivy. Son enfance, elle la vivra avec ses deux frères et sa maman, tandis que son père se rendait en Beauce, à l'occasion des saisons, pour travailler en tant qu'ouvrier agricole. Virginie fréquente l'école de Guénin, puis un établissement à Vannes. Elle obtient le brevet élémentaire en 1947 et son baccalauréat en 1950, première de sa commune à obtenir ce diplôme ! Grand honneur ! Elle entre au noviciat de Saint-Brieuc et fait sa profession le 2 juillet 1963 comme Fille du Saint-Esprit. Son premier poste fut comme directrice d'école à Lanester.

Elle poursuit ses études durant deux années à l'Université Catholique d'Angers, puis son apostolat dans l'enseignement, principalement comme directrice dans différents établissements du département pendant près de trente années.

Le temps venu, elle prend sa retraite et vient en vivre les premières années à Caudan. Elle trouve son bonheur en se rendant tous les jours à la maison diocésaine (située à l'époque sur le Cours de Chazelles). Elle y assure l'accueil, conseille les uns et les autres dans l'achat de livres et revues, contacts toujours fort appréciés. Elle participe aussi à la vie de la paroisse : liturgie, visite des malades et des personnes âgées. Elle quittera Caudan au début de l'été 1998, appelée à d'autres services par sa maison mère, et c'est la découverte de Renazé, en Mayenne. Là encore, elle assure l'accueil au presbytère et la visite de personnes dans le besoin...

Mais, elle aussi, prenait de l'âge et son état de dépendance progressif la contraignit à rejoindre la maison mère ; en 2014, elle dut entrer dans la communauté des sœurs aînées, à l'EHPAD, où elle s'est éteinte dans la paix, à l'âge de 87 ans.

Au terme de cette vie au service des autres, rendons grâce à Dieu
et confions Virginie à sa miséricordieuse tendresse.

Histoire de la paroisse - 7 - 2018 : Les pardons de l'été

SAM 0599SAM 0598

Qu'il faisait bon à l'ombre des grands chênes du Trescouët en cette chaude matinée du 5 août, jour du pardon de Notre Dame des Forces. Une bonne centaine de fidèles se sont retrouvés pour la messe dominicale de 10h30 dans la chapelle superbement fleurie comme toujours. Le Père Innocents de la fraternité de St Jean célébrait cette messe. Dans son homélie, il nous commenta principalement la première lecture du jour, la traversée du désert par la communauté des fils d'Israël, un chemin long et difficile sur lequel ils ont connu la soif et la faim, au point de regretter leur séjour en Égypte, assis « près des marmites de viande, quand ils mangeaient du pain à satiété... ». Mais Dieu vient à leur secours, il leur donne à manger, une nourriture bien singulière, la manne, sous une forme de croûte de rosée. « Mann hou, qu'est-ce que c'est ? » se disent les fils d'Israël. Il y en eut juste ce qu'il faut, juste pour chaque jour, juste pour l'appétit de chacun. Ce peuple d'Israël, c'est chacun de nous et cette nourriture nous est donnée chaque jour dans l'eucharistie véritable pain de vie.

Cette présence de Jésus parmi nous, on la doit à la Vierge Marie. Que Notre Dame, fêtée en ce pardon, nous donne les forces nécessaires, pour poursuivre notre chemin, notre propre traversée du désert, vers la terre promise. « Béni sois-tu, Dieu notre Père, d'avoir créé Marie si belle, et de nous l'avoir donnée pour Mère au pied de la croix de Jésus ». Comme les fils d'Israël, nous eûmes droit, nous aussi, à notre manne, qui, à défaut d'être céleste, n'en était pas moins délicieuse sous la forme d'un gâteau breton !

L'après-midi, un troc et puces et une exposition de voitures et tracteurs anciens, attira plus d'un millier de visiteurs. Une partie des bénéfices de cette manifestation est réservée à l'association guidéloise « Les Enfants de l'Espoir », dont la vocation est d'assurer l'accueil de jeunes adultes handicapés moteurs, mentaux, autistes ou polyhandicapés.

 SAM 060620180826 120831

Caprices du ciel en ce mois d'août : au soleil du Trescouët succéda, trois semaines plus tard, notre typique crachin breton, à l'occasion du pardon du Nelhouët. Dès midi, une pluie fine et continue, bienvenue certes pour la terre des champs, vint perturber cette journée consacrée à Notre Dame.

Le Père François célébrait la messe dominicale de 10h30 devant une assemblée de plus de 150 fidèles. Prieur de la communauté de St Jean de Lorient, il est adjoint à la pastorale des jeunes et vicaire de la paroisse de St Christophe. Dans son homélie, qu'il débuta avec une pointe d'humour, il nous rappela en ce jour consacré à Notre Dame de Vérité, que nous avons toujours besoin de cette vérité, en amour, en amitié, en Église. Cette vérité est parfois rude à entendre, mais elle nous fait grandir. Où en suis-je face à cette vérité ? Avec mon conjoint, mes enfants, mes parents, moi-même ? Nous avons tous le besoin d'être vrai. Il nous arrive d'être pris de découragement, de douter, au point parfois d'abandonner. Jésus nous interpelle : « Voulez-vous partir vous aussi ? ». Avec Pierre, nous pouvons dire : « À qui irions-nous Seigneur, tu vas nous combler de ton amour, car tu es le Chemin, la Vérité et la Vie ».

Après la distribution de l'excellent gâteau béni, la procession se rendit à la fontaine superbement fleurie comme la chapelle. Le Père François procéda à la bénédiction de l'eau : « Tu veux que l'eau soit aujourd'hui signe de vie », et du brasier traditionnel : « Tu as donné le feu au monde pour sa chaleur et sa lumière, images de ta tendresse ».

Après la fête religieuse, place à la fête profane. 450 repas furent servis sous le chapiteau. Un spectacle équestre et des jeux traditionnels bretons meublèrent l'après-midi. Cette fête du Nelhouët nous la devons à l'Association des Amis de la Chapelle, au service du patrimoine et de l'animation de ce quartier. Depuis 1972, elle continue avec l'aide des services de la commune, à veiller et à entretenir ce bel édifice du XVIème siècle, inscrit à l'inventaire des monuments historiques.

Un grand merci à tous les amis de nos deux belles chapelles paroissiales.

« Sois près de nous Marie, nous qui sommes encore en chemin ;
sois près de nous, comme un signe d'espérance et de consolation, souviens toi de nous, ne nous oublie pas »
.

Histoire de la paroisse - 6 - 2018 : Les reliques de St Vincent Ferrier de passage à Caudan

À l'occasion du 600ème anniversaire de la mort de St Vincent Ferrier, Mgr Centène a tenu à marquer particulièrement cet évènement par une pérégrination des reliques de ce saint, montrant ainsi que cette vie missionnaire reste d'actualité, de nos jours comme elle l'était hier. La paroisse de Caudan a ainsi eu l'honneur et la joie de garder ces reliques du jeudi 7 juin en soirée au dimanche midi.

SAM 0580

Elles furent accueillies sur le parvis de l'église et, après le mot de bienvenue du Père Sanctus, conduites en procession, déposées devant le Saint Sacrement et suivies d'une veillée de prière, lecture de passages des Actes des Apôtres, et méditations en silence :

  • Les reliques des saints nous conduisent à Dieu lui-même… Elles sont des traces de la présence invisible mais réelle qui illumine les ténèbres du monde. (Benoît XVI)
  • L'homme a besoin qu'il y ait un autre qui lui dise et pas seulement en paroles : il est bien que tu existes. (Benoît XVI)
  • Nous devons soigner les blessures. Ensuite nous pourrons aborder le reste. (Pape François)
  • Seigneur Jésus, berger du peuple de Dieu, rassemble ton Église dans l’unité de la foi…

« Saints et saintes de Dieu dont la vie et la mort ont crié Jésus Christ sur les routes du monde, priez pour nous ».

La journée du vendredi fut plus spécialement réservée aux enfants des écoles qui se sont succédés devant le reliquaire ; recueillement, émerveillement et questionnements propres à leur âge... Une vidéo fut projetée à l'église en après-midi, suivie d'une messe en soirée.

Le samedi à 15h, une récitation du chapelet précéda la veillée de 18h30 et le dimanche la messe solennelle fut célébrée à 10h30. Dans son homélie, le père Sanctus nous invita à redynamiser notre foi et notre ferveur, en ayant toujours le même esprit missionnaire que St Vincent qui a consacré sa vie à évangéliser ; nous aussi nous devons le faire : l'Église a besoin de se faire entendre pour reconcilier le monde.

Une corbeille avait été mise à la disposition des fidèles pour y recueillir les intentions de prières personnelles. Elles firent l'objet d'une synthèse et furent lues durant la prière universelle : demandes de paix dans le monde, de bonheur dans nos familles, de meilleure santé pour nos malades, nos handicapés, de réussite pour nos enfants, pour les vocations, les catéchistes…

Et ce fut le départ des reliques pour Vannes dès la fin de la messe.

20180610 115853

Ces quatre jours furent une occasion de garder vivante la mémoire de St Vincent Ferrier et de la transmettre aux générations d'aujourd'hui, pas vraiment toujours bien informées, et à celles de demain.

P.S - La légende dit que St Vincent Ferrier était souvent porté par un âne durant ses pérégrinations et que ceux qui venaient l'écouter prenaient en souvenir un poil de cette pauvre bête qui en fut rapidement dépourvue ! Merci St Vincent : cette mésaventure n’est pas survenue aux deux porteurs de vos saintes reliques…