Les articles "Histoire de la paroisse" sont extraits du Clocher et rédigés par Jacques Pencréa'ch.

 

Histoire de la paroisse - 9 - 2016

Cet été, nous avons eu l'occasion de rencontrer le frère de Jean-Louis, Julien, venu passer trois semaines de vacances à Caudan ; il a même tenu nos orgues à l'occasion d'une messe du samedi. D'une fratrie de dix enfants, sept garçons et trois filles, Julien occupe le 8ème rang. Né le 31 mai 1972, il a donc 42 ans...

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Histoire de la paroisse - 8 - 2016

Dimanche 7 août. Comme tous les ans, en ce premier dimanche du mois d'août, nous avons célébré la fête de Notre-Dame-du-Trescouët. La messe de 10h30 fut célébrée par le frère Innocents de la paroisse Saint Christophe. Depuis l'année dernière ce sont les prêtres de cette paroisse qui assurent le culte à Caudan durant les vacances du Père Jean-Louis. La chapelle, toujours aussi bien fleurie, a accueilli une nombreuse assistance. À l'issue de l'office, après le partage du traditionnel gâteau breton, les fidèles furent invités à suivre la procession jusque dans l'enceinte de l'hôpital, en reprenant des chants à la Vierge...

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Histoire de la paroisse - 7 - 2016

Après la destruction de l'église paroissiale le 11 août 1944, il ne restait plus que nos deux chapelles, celle du Trescouët et celle du Nelhouët. Elles avaient été relativement épargnées durant ces années de guerre, par contre elles manquaient de travaux d'entretien. Malgré tout, elles purent être utilisées pour le culte de la paroisse. Les messes dominicales furent principalement célébrées au Trescouët pour les paroissiens restés chez eux mais aussi pour les hommes en garnison dans le secteur, Français comme Américains. « À la suite d'une démarche faite près des Américains, j'ai la satisfaction de pouvoir vous annoncer qu'on m'a fait la promesse de ne pas mettre en action les canons de la batterie la plus proche de la chapelle tous les matins du dimanche avant que les messes ne soient totalement terminées, sauf évidemment en cas d'absolue nécessité » (annonce faite par l'abbé Jeffredo au prône du 17 décembre 1944)...

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Histoire de la paroisse - 6 - 2016

La poche de LorientLa « poche de Lorient » allait durer 277 jours. La commune de Caudan y était en partie incluse. Jusqu'au mois d'août 1944 la population hésitait et ne s'était pas encore trop réfugiée dans les bourgs et villages des environs, plus en sécurité. Les bombardements et exactions commises par l'occupant durant la première quinzaine de ce mois d'août eurent raison des hésitants, « le presbytère et maisons du bourg n'existent que meurtries, incendiées, en ruine, inhabitables, la population évacue » note l'abbé Jeffredo en charge de la paroisse. Combien d'habitants restait-il à Caudan ? Très peu, guère plus qu'à Lanester où l'on n'en comptait que 185 durant cette période. La campagne aussi était déserte, surtout la partie sud de la commune ; les exploitants avaient fui (principalement à Cléguer, Plouay) amenant avec eux leur bétail... tristes images.

La « poche » était bien gardée pour éviter une sortie des troupes allemandes. Elles firent quelques tentatives, mais rapidement maîtrisées. En réalité, les deux camps étaient sur la défensive, l'armée Allemande voulant conserver sa base stratégique. La zone bordant Caudan était principalement défendue par les Américains, l'autre côté du Blavet, par les Forces Françaises de l'Intérieur. Comment dans de telles conditions vivait notre Paroisse ?

Le presbytère, déjà ancien, fut mis à mal le 10 août 1944 lors du dynamitage de l'église ; il reçut plusieurs éclats de pierre endommageant gravement le toit. L'abbé Jeffredo ne put y résider et trouva refuge à Saint-Sulan. Les religieuses de l'école Saint Joseph se dirigèrent vers le Gorvello et organisèrent l'accueil de leurs élèves (filles) à la rentrée 1944, dans un premier temps 135 fillettes de Caudan, plus tard rejointes par le cours complémentaire du Gorvello et l'ensemble de la communauté. Seules 2 sœurs, sœur Hélène, l'infirmière et sœur Léonie, restèrent sur place et trouvèrent refuge à Saint-Sulan également, où elles vécurent 7 mois...

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Histoire de la paroisse - 5 - 2016

« Monsieur Gouarin a succédé à monsieur l'abbé Le Garrec, nommé chanoine titulaire de la cathédrale de Vannes au mois de janvier 1919 ». C'est le seul évènement relaté dans les archives paroissiales d'octobre 1912 à septembre 1921. L'abbé Gouarin ne restera que deux années à Caudan avant d'être nommé à Grand-Champ ; il fut remplacé par l'abbé Le Bayon qui venait de Bangor et qui restera chez nous 23 années. De 1921 à 1940 la vie de la paroisse sembla bien calme si on en croit les archives, peu documentées. On y retrouve souvent cette phrase : « rien de bien particulier cette année ». « Les jours se suivent sans incident remarquable, mais l'inquiétude, la tristesse et l'angoisse provoquées par l'occupation sont peintes sur tous les visages. Les difficultés de ravitaillement, le manque d'objets nécessaires, l'impossibilité de se déplacer pour chercher ailleurs ce qui manque chez nous rendent la vie pénible »...

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Histoire de la paroisse - 4 - 2016

L’Église se remit difficilement de tous ces changements qui lui furent imposés durant les années 1900-1910 : dissolution des associations, séparation de l'Église et de l'État, instauration du denier de l’Église. À Caudan comme ailleurs, le recteur fut dans l'obligation d'y faire face. On sent chez lui, par la lecture des faits qu'il rapporte, lassitude et découragement dus principalement à l'indifférence de ses paroissiens. Une bonne nouvelle vint malgré tout l'encourager et lui faire plaisir : « depuis plus de trente ans, la question se pose tous les jours d'une manière plus pressante, la nécessité de créer de nouveaux centres religieux sur la paroisse. Aucun ne désire la séparation plus que moi. Mgr Latieule avait préparé un commencement d’exécution de l'œuvre. C'est sans doute à Mgr Gouraud (évêque de Vannes 1906-1928) qu'il est réservé de le réaliser et c'est à moi qu'appartiendra l'honneur de le seconder dans ses desseins », écrivait-il le 11 mai 1907.

Ses vœux ne tardèrent pas à se réaliser. Par un décret en date du 12 août 1907, Mgr Gouraud érigea en paroisse le quartier des chantiers et du Plessis, sous le titre de : paroisse Saint Joseph du Plessis. Le 17 août la semaine religieuse annonçait la création d'une nouvelle paroisse « au Pont de Kerentrech-Caudan ; elle sera placée sous le patronage de Notre-Dame auxiliatrice. Le titulaire de cette future église sera Saint Isidore, patron de l'ancienne frairie de Kerguillé » (voir le plan ci-dessous). Le quartier de Lanester avait donc maintenant ses deux églises...

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Histoire de la paroisse - 3 - 2016

L’abbé Le Garrec fut donc nommé recteur de Caudan le deuxième dimanche du mois d'août 1905. Sitôt installé, il fut confronté à la grande préoccupation de l'époque : la séparation de l'Église et de l'État. Il voulut expliquer la situation à ses paroissiens qui ne semblaient pas trop sensibilisés aux conséquences de cette loi. Il les convoqua dans une salle d'auberge du bourg, mais cet auditoire choisi lui était acquis d'avance. Cette première réunion fut suivie d'une autre, moins calme, le 29 avril 1906 à la salle de la Mairie, réservée par Monsieur Paul Guieysse dans le cadre des élections législatives. Le recteur n'eut pas peur de prendre la parole, la réunion dura deux bonnes heures et « fut très mouvementée ». Plusieurs Caudanais étaient d'ailleurs favorables à cette loi, « tous les petits fonctionnaires de la localité et une certaine partie de la population qui n'envisage que les intérêts purement matériels ou qui a été endoctrinée par les politiciens de l'endroit »...

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Histoire de la paroisse - 2 - 2016

L'abbé Daniel ne restera que deux ans à Caudan, il fut nommé à Palais en juillet 1905 et remplacé par l'abbé Le Garrec, précédemment à Mendon. Dès son arrivée, ce dernier fut confronté à de gros problèmes. Rappelons brièvement la situation de l'Église en cette période troublée. Depuis la révolution, la constitution civile du clergé avait institué une nouvelle Église, l’Église constitutionnelle, ce qui divisera le clergé : le clergé séculier qui appliquait la loi en prêtant le serment « le jour du dimanche après la messe en l'année 1790 », et le clergé réfractaire, une grosse moitié des curés qui refusèrent de faire cette démarche, avec les conséquences auxquelles ils s'exposaient : poursuite, emprisonnement et mort pour beaucoup d'entre eux. Au sud-est de l'ile Madame, une grande croix de galets marque l'endroit où furent ensevelis 274 prêtres réfractaires ; ils moururent d'épuisement, de maladie, de maltraitance à bord de deux anciens navires sur les fameux « pontons de Rochefort ». Chez nous le recteur, l'abbé Thomas, réfractaire, fut arrêté et acheminé vers cette sinistre destination. Avec une probable complicité, il réussit à s'évader lors d'une escale à Belle-Ile et put revenir se cacher dans son ancienne paroisse (à Kerrous paraît-il ?). Entre temps l'abbé Guillou, prêtre constitutionnel avait été nommé à sa place. Les Caudanais ne facilitèrent pas son ministère en boudant les cérémonies...

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