Histoire de la paroisse 2013

« L’an IX de la République Française, le 15 du mois de pluviôse le conseil municipal s’est occupé des besoins particuliers de la commune ». Cette date correspond, en grégorien, au 15 février 1801, (Le calendrier Républicain fut utilisé durant quatorze ans, l’an I débutant le 1er vendémiaire, 22 septembre 1792). Deux questions importantes furent débattues lors de la réunion : « l’obtention du presbytaire et de ses dépendances et les réparations  nécessaires au temple pour l’exercice du culte »...

Le succès du premier camp de vacances de 1974 encouragea les organisateurs à poursuivre cette activité ludique et bénéfique pour les jeunes. Pour se structurer, elle s’associera aux A.E.P (Associations d’Éducation Populaire), sous le vocable S.J.C (Service Jeunes Caudan). Son premier président fut Jo Guilloux ; relevons quelques noms du bureau : François Tristant, Joséphine Le Priol, Anne -Marie Vorc’h, Michel Le Corre…

Après une incursion au 16ème siècle dans la famille Eudo De Kerlivio, revenons à notre époque. Les abbés Louis Le Corvec et François Tristant avaient pris leurs fonctions en septembre 1971. La population Caudanaise était alors de 4200 habitants, population relativement jeune du fait de l’apport de nombreux foyers venant de l’extérieur ; la commune ne cessait de s’agrandir, des entreprises s’implantaient sur la zone industrielle…

Pour compléter et en finir avec ce retour au 17ème siècle, nous évoquerons deux personnages qui ont beaucoup œuvré pour l’instauration et le fonctionnement des retraites et missions : Le Père Vincent Huby et Mademoiselle De Francheville...

Nous avons laissé notre abbé Louis Eudo De Kerlivio sur son lit de l’hôpital d’Hennebont, mais le lait d’ânesse lui fit le plus grand bien, et il put reprendre ses activités. Monseigneur Carles De Rosmadec le fit venir « à Kerengof qui est la maison de plaisance des Évêques de Vannes », il l’y retint trois jours, mais lui demanda de revenir le voir, car la pensée de l’évêque était que « Louis se donnât à lui » ; la mort de monsieur Basseline docteur en Sorbonne, son «  grand vicaire », lui en donna l’occasion. Il lui proposa de devenir ce nouveau « grand vicaire » et, ne doutant pas des difficultés qu’il rencontrerait pour le décider, il envoya le père Huby, son directeur, pour le tirer de son hôpital d’Hennebont. Ce dernier, et le Père Rigoleu l’obligèrent à se soumettre à « la volonté de Dieu qui lui était déclarée par celle de son évêque »...

«  Entre tant de pieux établissements qui se sont faits de notre temps, il n’y a point, ce semble, de plus utile aux âmes, que ces maisons de retraite où les fidèles de l’un et l’autre sexe, de tout âge et de toute condition s’assemblent en certain temps pour faire les exercices de Saint Ignace, c'est-à-dire, pour s’appliquer à la méditation des grandes vérités du christianisme et à la réformation de leurs mœurs… ».

Un établissement de réadaptation et de gériatrie vient de s’ouvrir au Toul Douar, à la limite des communes d’Hennebont et de Caudan. Il a été dénommé Centre Eudo de Kerlivio. C’est l’occasion de faire un retour dans le passé pour connaître l’origine de cette appellation. L’époque à laquelle nous nous réfèrerons se situe au 17ème siècle (années 1620-1700…)...

Pour les Caudanais, sœur Hélène est une religieuse connue de tous et reconnue, car, de par ses mérites, elle aura donné le nom à une place située tout près de son ancien couvent et de l’école Saint Joseph. Une autre religieuse moins célèbre, du moins chez nous, mérite elle aussi d’être reconnue, il s’agit d’Yvonne Le Bihan, en religion Sœur Xavier, puis plus tard, Mère Xavier...