Les articles "Histoire de la paroisse" sont extraits du Clocher et rédigés par Jacques Pencréa'ch.

 

Histoire de la paroisse - 7 - 2009

Cet été, à l’initiative de Madame Barazer, nous était proposé une visite guidée de 4 chapelles locales : Notre Dame de la Force au Trescouët, Notre Dame de la Vérité au Nelhouët, Saint Nicolas en Cléguer et celle du Bas Pont-Scorff.

Au Nelhouët, nous avons pu découvrir une exposition de bannières ; ces bannières ont évidemment une histoire ; elles faisaient et font encore le faste des églises ; quand on connaît l’émulation constante qui animait les différents villages et bourgs entre eux, nous sommes stupéfaits par certaines églises et leur mobilier apparemment plus imposants que le village lui-même. Cette émulation était encouragée par les autorités religieuses, qui pensaient que cet apparat devait aider à la reconquête de la religion catholique...
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Histoire de la paroisse - 6 - 2009

L’abbé Le Bayon quitte Caudan en août 1944, il n’y reviendra plus après 23 années comme recteur. Ces quatre années de guerre l’auront profondément marqué, il aura connu et vécu les deux guerres mondiales et l’armistice de 1918 est encore bien présent dans sa mémoire quand il lui faut de nouveau affronter le même ennemi revanchard cette fois ci ; il consacrera quelques lignes à cette époque ; elles sont toutes empreintes d’inquiétude et de tristesse, nous en avons relevé quelques unes :
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« Chapelles, Art et Patrimoine »

Les deux chapelles de la paroisse, Notre-Dame de Vérité au Nelhouët et Notre-Dame des Neiges au Trescouët vont ouvrir leurs portes pendant trois semaines cet été.

Ce sera l'occasion de (re)découvrir la beauté et la richesse du patrimoine caudanais.

 

Chapelle du TrescouetChapelle du Trescouët

On pourra admirer, dans la chapelle du Trescouët, le Christ en Croix en bois polychrome du début XVème, qui vient juste d'être restauré.

La chapelle est très ancienne puisque la petite fenêtre sud de la nef est datée du Xllème siècle.

La dédicace à Notre-Dame des Neiges, se rattacherait à une légende selon laquelle le plan de l'église de Sainte-Marie-Majeure à Rome aurait été dessiné miraculeusement par une neige en plein été. Peut-être, mieux vaut y voir, Notre-Dame des Forces ; en langue bretonne an erc'h (la neige) et an nerc'h (la force) ayant une parenté phonétique. On disait aussi que l'eau de la fontaine avait le pouvoir de protéger contre toutes les maladies, et parfois même, de guérir... ce qui correspondrait à une certaine forme de force.

Dans la chapelle on pourra aussi découvrir une exposition des œuvres des résidents de l'Hôpital Charcot, ainsi que celles d'un peintre de la région.

 

Chapelle du NelhouëtChapelle du Nelhouët

La chapelle Notre-Dame de Vérité au Nelhouët date du XVIe siècle et possède une tribune datant de 1612, un Christ en Croix du XVllème et une statue de saint Cornéli du XVllème.

Saint Cornéli est le patron des bêtes à cornes et les paysans se rendaient nombreux aux pardons que le saint présidait, pour demander protection ou guérison de leur bétail. Les offrandes étaient abondantes et variées ; des veaux (Stival), du seigle (Lanvaudan), mais surtout de l'argent. Une étude des comptes de fabrique de Plonévez montre que, même au XVIllème siècle, les dons en espèces étaient estimés à presque les deux tiers du total et que les offrandes le jour du pardon représentaient 90% des recettes de l'année...

Le placître s'embellit ; le comité de la chapelle a fait quelques plantations : des rhododendrons et des hortensias.

Pendant les trois semaines d'ouverture au public, la chapelle accueillera une exposition de bannières : les sept appartenant à la chapelle et d'autres venant de paroisses du Finistère. Elles seront accompagnées de panneaux expliquant l'évolution et les modes de la bannière, les sujets qui y sont les plus représentés, ainsi que des anecdotes qui se rattachent aux porteurs d'enseignes.

Ces deux chapelles font parties d'un circuit intitulé « Chapelles, Art et Patrimoine » qui intègre également deux chapelles de la paroisse de Cléguer (Notre-Dame de Bonne-Nouvelle au Bas-Pont-Scorff et Saint-Guénaël, avec aussi une exposition dans chacune d'elles).

Histoire de la paroisse - 5 - 2009

La période « entre deux guerres » comme on la dénomme, de 1918 à 1939, reste calme sur le plan religieux. L’abbé Le Garrec restera à Caudan durant la guerre de 14-18 secondé par l’abbé Mahéo ; il partira en 1919, remplacé par le chanoine Gouarin qui ne restera que deux années chez nous avant d’être nommé curé-doyen de Grand-Champ. L’abbé Mahéo sera nommé en 1924 recteur de Plouharnel, remplacé par l’abbé Le Bouhellec qui d’après son recteur « volait plus qu’il ne marchait pour faire son service en campagne !… »

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Histoire de la paroisse - 4 - 2009

L’année 1908 était l’année officielle des élections municipales en France ; ces élections eurent lieu en mai et un conseil commun aux deux communes de Caudan et de Lanester fut élu ; il comprenait 23 conseillers qui élirent M. Mouëlo au poste de Maire, M. Caro 1er adjoint, M. Boulbard 2ème adjoint et M. Gallic adjoint détaché sur Lanester (remplacé en novembre pour cause de santé par M. Kersauze). Ce conseil avait une majorité de gauche...

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Histoire de la paroisse - 3 - 2009

Le mois dernier, Lanester fêtait en grande pompe ses 100 ans d’existence ; c’est en effet le 26 février 1909 qu’un décret instaura la nouvelle commune et par le fait même modifia celle de Caudan qui peut donc également fêter le centenaire de sa configuration actuelle. A l’époque, Caudan (ancien) comptait 9646 habitants, 2419 pour Caudan et 7227 pour Lanester.

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Histoire de la paroisse - 2 - 2009

Moyennant un salaire (de misère dirait-on aujourd’hui), le clergé local était depuis 1870 interdit de quête sur la paroisse mais en fait, pour des raisons économiques et rendues nécessaires, elle continuait d’être pratiquée non seulement par les prêtres mais aussi par les salariés de l’Église (notamment le sacristain…).

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Histoire de la paroisse - 1 - 2009

Dans le bulletin du mois dernier, nous faisions un dernier appel pour le denier de l’Église 2008. Comme il y était précisé, la somme récoltée sert, partiellement, à donner un traitement et les moyens de vivre aux prêtres.

Rappelons que ce denier de l’Église appelé à l’origine denier du culte a été instauré au lendemain de la séparation de l’Église et de l’État en 1905.

Avant cette date, comment assurait-on les revenus affectés aux besoins du clergé ?
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