Dimanche 7 août. Comme tous les ans, en ce premier dimanche du mois d'août, nous avons célébré la fête de Notre-Dame-du-Trescouët. La messe de 10h30 fut célébrée par le frère Innocents de la paroisse Saint Christophe. Depuis l'année dernière ce sont les prêtres de cette paroisse qui assurent le culte à Caudan durant les vacances du Père Jean-Louis. La chapelle, toujours aussi bien fleurie, a accueilli une nombreuse assistance. À l'issue de l'office, après le partage du traditionnel gâteau breton, les fidèles furent invités à suivre la procession jusque dans l'enceinte de l'hôpital, en reprenant des chants à la Vierge.

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En ce jour de pardon, où nous honorons Notre-Dame, nous rappela le célébrant, nous trouvons en elle, la servante du Seigneur, le modèle le plus parfait de ce que la puissance de Dieu, le Père, réalise en sa créature, en son enfant : « le puissant fit pour moi des merveilles ! ». À son tour, Notre-Dame dit aujourd'hui à chacun de nous, comme aux serviteurs de la noce de Cana : « faites tout qu'il vous dira ». « Demandons à Notre-Dame-du-Trescouët de nous accompagner sur les chemins de nos vies, chemins d'écoute de la Parole et de service de nos frères. »

Durant cette journée, dès les premières heures, les « Amis du Trescouët » ont proposé leur quatrième troc et puces, qui connut un grand succès : un millier d'entrées fut comptabilisé. Le soleil généreux du matin au soir ajouta une note joyeuse à cette belle journée réussie.

Trois semaines plus tard, le 28 août, c'est au Nelhouët, dans la chapelle de Notre-Dame-de-Vérité que nous avons fêté la Vierge. Cette fois encore, c'est le frère Innocents qui célébra la messe dominicale de 10h30. Il nous rappela cet héritage que nous avons à transmettre, d'abord un héritage matériel.

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À cet effet, depuis 1972, à l'initiative de M. et Mme Branthomme, l'association « Les Amis de la Chapelle Notre-Dame-de-Vérité » a pour principal objectif de restaurer l'édifice et la fontaine, datant de 1765. Depuis cette date, avec les bénéfices de la fête, cette chapelle a fait l'objet de nombreuses et importantes réfections et améliorations. Cette année, nous avons noté la reconstitution du jubé de la tribune qui avait mystérieusement disparu et qui n’a jamais été retrouvé. C'est la famille Branthomme, qui, à partir de plaques photos que possédait le docteur, a pu reproduire ces images qui ont pris leur place respective :

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Nous avons aussi, nous dit le célébrant, un héritage spirituel à transmettre dans la foi, l'amour et la charité. Dans l'évangile de ce dimanche 28 août, Saint Luc nous rappelle que « quiconque s'élève sera abaissé, qui s'abaisse, sera élevé ». L'orgueil, nous rappela-t-il, est la racine de tous les maux, nous sommes tous marqués par l'orgueil. Jésus a pris la dernière place et il a été élevé. Marie est un modèle d'humilité, la servante du seigneur. Demandons à Notre-Dame-de-Vérité de nous montrer ce chemin qui nécessite la pauvreté du cœur, le dépouillement total.

À l'issue de la messe, une procession, avec toutes les bannières, descendit jusqu'à la fontaine en contrebas, qui, comme la chapelle, a été superbement fleurie par les dames bénévoles du voisinage.

La fête champêtre s'est déroulée l'après-midi et un public nombreux a pu, aux heures des repas, faire honneur aux plats traditionnels préparés sur place. C'est le bagad de Ploemeur qui cette année animait cette 44ème édition, qui fut un succès grâce bien sûr aux nombreux et fidèles bénévoles.

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Les « Amis de la chapelle » organisent aussi quelques animations culturelles, c'est ainsi que, depuis le pardon, une exposition peut être visitée aux heures d'ouverture de la chapelle. Cette exposition, réalisée par Mme Hélène Barazer, comporte une dizaine de tableaux sur lesquels on retrouve l'histoire de cette vieille chapelle du XVIème siècle, photos et explications de son architecture extérieure et intérieure et de son mobilier : statues, bannières. Y figurent également l'historique de l'association, et les réalisations qui, grâce à elle, ont vu le jour depuis sa création en 1972. Ces panneaux sont appelés à rester sur place, car ils sont prévus pour résister à l'humidité ambiante.