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Histoire de la Paroisse

Histoire de la paroisse - 1 - 2017

En cette fin d'année 2016, notre communauté paroissiale a déploré le décès de deux prêtres ayant exercé leur vicariat à Caudan : les abbés François Tristan et Clovis Le Priol.

François TristanFrançois fut nommé chez nous en juin 1971. Originaire de Groix, il y est né en juin 1929 et fut ordonné en 1953 puis nommé successivement à Theix, Guémené-sur-Scorff puis Larmor-Plage. Il quitta Caudan en 1978 étant nommé recteur de Sulniac. Il est décédé le 13 octobre dernier à la maison de retraite Saint Joachim.
Dès son arrivée, il prit en charge notre bulletin paroissial, on lui doit l'archivage des bulletins, le premier conservé date d'octobre 1971. François a surtout marqué son ministère par son service envers les jeunes, en tant qu'organisateur des camps de vacances. Quelques anciens bénéficiaires de ces camps ont souhaité témoigner de ces agréables vacances :
« Au revoir François !
Les camps de jeunes ! Quels souvenirs ! Quelle époque ! On était jeune ! 40 ans déjà sont passés…
En effet, dès son arrivée dans la paroisse, il propose aux jeunes de 12 à 18 ans de Caudan et de ses environs, de découvrir les joies des vacances et du camping ; de quelques-uns la première année, avec sa 204 et sa caravane, jusqu'à une centaine par la suite, répartie en deux camps de deux semaines. Toujours des destination différentes et bien choisies sur le plan culturel et géographique :
- en France d'abord : - Saint-Cirq-Lapopie dans le Lot - les Pyrénées du côté de Lourdes et du cirque de Gavarnie - Aguessac dans l'Aveyron, aux portes des gorges du Tarn - Gérardmer dans les Vosges et Boltzheim en Alsace - La Provence d'Alphonse Daudet, au Mas d'Auge à Fontvielle.
- à l'étranger ensuite : l'Irlande, à Galway aux portes du Connemara avec ses îles d'Aran - l'Espagne, à Castro Urdiales près de Bilbao au pays Basque, puis à Cubellas, près de Barcelone en Catalogne.
La formule était originale : Un directeur - 5 à 6 « monos » (généralement d'anciens colons armés du Bafa) - une infirmière et parfois des accompagnants adultes bénévoles. Les jeunes se répartissaient en groupes de 5 à 10. Ils disposaient de tentes-chalet et canadiennes qu'il leur fallait monter et démonter seuls. Pour les repas, une batterie de cuisine-vaisselle-réchaud à gaz leur était confiée. Enfin pour leur nourriture, un budget à gérer eux-mêmes leur était distribué tous les 3 ou 4 jours. Cette initiation à l'autogestion n'était pas toujours simple et facile, et certains, un peu cigales, se voyaient parfois contraints à demander « l'aumône », alors que d'autres, plus fourmis, pouvaient la leur faire et même s'offrir quelques extras à la crêperie ou ailleurs.
Bon vivant, joyeux, la plaisanterie facile, rieur et aimant faire rire, mais respecté de tous, François, avec une autorité bienveillante et malgré le poids des responsabilités, se plaisait à regarder toute cette jeunesse heureuse de vivre en groupe sans soucis majeurs et constatait souvent que « les plus grands ne sont pas toujours les plus dégourdis ! »
Oui, ce fut pour beaucoup, quinqua et sexagénaires de Caudan et d'ailleurs, l'occasion de nombreuses découvertes et premières fois…
Une fois de retour, ces camps d'été se prolongeaient par le « repas des jeunes » en début décembre réunissant toutes les générations à la salle Hellegouarch, retrouvailles joyeuses et attendues, avec projections de films et échanges de photos. Bien sûr, c'était l'occasion de vivre et revivre de bons moments, mais aussi un moyen d'alimenter la trésorerie en vue de préparer les camps suivants et de réduire le coût pour les familles.
Que de bons souvenirs tu nous as laissés ! François. Souvenirs que ces dernières années, toi malheureusement tu n'avais plus, mais nous, nous les gardons gravés dans nos mémoires. »
Brigitte, Gisèle, Daniel, Yves, quelques « VJ » (Vieux Jeunes) reconnaissants.
NB : Les images prises lors de ces camps ont été numérisées. Les personnes intéressées peuvent s'adresser à Brigitte Guillevic - Kerdréan en Caudan.

Clovis Le PriolClovis fut nommé vicaire instituteur de l'école Sainte Anne en juin 1944. Du fait de la « poche de Lorient », il ne put exercer qu'à la rentrée 1945. Il est né à Baud en juin 1921. Il resta 8 années à Caudan avant de rejoindre l'école du Vœu à Hennebont. Il nous a quittés le 20 octobre dernier et, selon son désir, inhumé dans son caveau de famille de Baud.
À ses débuts, l'école Sainte Anne comportait deux classes avec plusieurs divisions. Il fallut agrandir l'école, et un terrain attenant fut acheté. Ainsi les nombreux élèves purent être scolarisés dans de bonnes conditions. En plus de ses fonctions de directeur et d'enseignant, Clovis fut chargé de suivre la préparation militaire, elle-même assurée par un moniteur du C.E.P de Lorient.
Les jeunes qui suivaient cette préparation voulurent monter une équipe de football ; des bénévoles confectionnèrent des maillots avec du tissu d'occasion, d'autre montèrent des poteaux (sans filet !) : la « Garde du Menhir » était née. Son but (qui figure dans la déclaration à la Préfecture) était de « développer par l'exercice et le sport les forces physiques et morales des jeunes gens, et préparer au pays des hommes robustes et de vaillants soldats... » (N'oublions pas que nous sortions de deux guerres meurtrières). Clovis fut l'organisateur des premières grandes kermesses champêtres, de la création d'un groupe d'enfants de chœur, de la mise sur pied du mouvement des « cœurs vaillants » par des méthodes actives, grands rassemblements inter paroissiaux, défilés dans le bourg.

Clovis et François, deux hommes, deux méthodes mais un même but, une volonté de former les jeunes, chacun à sa façon selon les moyens et l'époque dans laquelle ils vivaient : l'un par l'enseignement à la sortie de la seconde guerre mondiale, l'autre de manière plus ludique et plus libre dans l'après 68 !

Deux paroissiens engagés nous ont également quittés en cette fin d'année 2016 : Bernard Méreur et Denise Le Mentec. Ils avaient tous les deux un point commun, ils étaient encore jeunes. Bernard avait 68 ans, Denise 66 ans.

BernardDenise

Bernard est né à Hennebont en avril 1947. Après quelques années au petit séminaire de Sainte-Anne d’Auray et un changement d’orientation,
il poursuit ses études à l'université de Nanterre et de la Sorbonne nouvelle.
À l'issue de sa carrière professionnelle en relations publiques, il se retire à Caudan à l'âge de la retraite. Titulaire de nombreux diplômes en théologie, il est chargé de cours à l'université Catholique de l'Ouest, et participe à la formation diocésaine de Vannes. Érudit et passionné de lecture religieuse il nous fit partager cette passion en écrivant de nombreux articles dans notre bulletin et en animant des conférences sur les thèmes proposés chaque année par l’Église. Il a aussi fait partie d'une équipe liturgique. Il est décédé le 12 novembre dernier et inhumé au cimetière de Carnel.

Denise est née à Guidel en décembre 1949. Après son mariage avec Charles, elle vint habiter Lamohic et ne tarda pas à débuter son bénévolat sur la paroisse, en plus de ses activités professionnelles. Dès le début des années 90 elle accepta la catéchèse auprès des plus jeunes que lui proposa Danièle Dupuy. Elle le fit pendant plus de vingt ans pour terminer avec Françoise Lacroix. En même temps elle occupa la fonction de « lingère », particulièrement chargée du linge d'autel et occasionnellement de la propreté de l'église, fonction discrète mais combien utile et indispensable pour le bon déroulement du culte. Elle est décédée le 24 novembre dernier.
Toujours en « tenue de service » ils ont tous deux servi Dieu et servi leurs frères.

Que le Seigneur accueille ces bons et fidèles serviteurs !